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Histoire de BĂ©nouville

La présence dans les champs de nombreux silex, pierres taillées et pièces d’or et d’argent prouvent que le village a eu une intense activité de la préhistoire à l’époque gallo romaine.

Le fossé romain à l’ouest du village en direction d’Etretat est en réalité une construction Celte largement copiée par les romains.

Le virage de la « vĂ© vigne Â» (vieille vigne) sur la route d’Etretat atteste  que de l’an 850 jusqu’au XIX siècle on cultivait la vigne, ce qui nous renvoie Ă  un Ă©ventuel blason du village reprĂ©sentant 3 grappes de vigne et 4 figuiers autre culture symbolique du pays de Caux… Mais il n’y a aucune certitude.

L’origine du nom du village vient de «villa» mot latin signifiant domaine rural et Bjornulfr, guerrier scandinave assoiffĂ© de gloire et d’argent qui vers 915 a suivi Rollon lors de son invasion de la Francia par la seine, ce dernier installait ses chefs dans les villages afin d’y avoir « un pied Ă  terre Â» pour se reposer.

En 1195 le village s’appelait Burnouville, en 1793 Bénonville pour devenir en 1801 Bénouville.

L’histoire de Bénouville durant la féodalité est intimement liée à celle d’Etretat.

Après la guerre de 100 ans  Jehan le Porcher et Hector Fourmentin rĂ©gissent le village.

Jacqueline fille d’Hector Fourmentin Ă©pouse Jacques Nourry en 1525. La famille sera anoblie en 1582 et portera alors le nom de  DE NOURRY dont les armoiries (retrouvĂ©es dans l’église de Bordeaux en Caux) reprĂ©sentent sur fond d’azur 3 tĂŞtes de griffons d’or tenant chacun en sa gueule une vouivre d’argent (la vouivre est le symbole de l’hospitalitĂ©).

Hector construit un château bien campé dominant le val le séparant de Bordeaux en Caux (val ou passe la voix ferrée du vélo rail). Cette forteresse fut complètement détruite.

Jean Baptiste François de Nourry construit en 1757 l’actuel château dont le style est celui du milieu du règne de Louis XV et qui est l’un des rares châteaux cauchois construit en pierres blanches.

Louise AglaĂ© de Nourry, Ă©pouse Sollier ou Soyer, se sĂ©pare du château pour une demeure plus  somptueuse. En 1834 Jame Huet, maire de FĂ©camp, acquière le château, ses 4 fermes et ses 6 masures.

Seules 2 fermes n’appartenaient pas au château.

Le château est toujours en la possession des descendants directs de M Huet qui, jusqu’au milieu du XX siècle, ont employé largement les Bénouvillais (travaux des champs, employés de maison, nurses).

Durant la seconde guerre mondiale le village est envahit par les allemands, le château est rĂ©quisitionnĂ© par l’armĂ©e. OccupĂ© et dĂ©vastĂ©, sa restauration commencĂ©e en 1965  par la famille Sclumberger descendant direct de J Huet. Elle est aujourd’hui pratiquement achevĂ©e.